Des métiers périlleux

30.06.2017

 MIGROS MAGAZIN, 29.6.2017, von Tania Araman/Guillaume Megévand

 Qu’il s’agisse de leur profession ou d’une activité bénévole, certaines personnes côtoient régulièrement le danger. Pour mieux comprendre leurs motivations, «Migros Magazine» a donné la parole à un cordiste, un scaphandrier, une sauveteuse en montagne et un démineur de l’armée.


Goût du danger? Recherche de sensations fortes? Héroïsme exacerbé? A l’heure où notre société semble privilégier la philosophie du risque minimal, certains professionnels n’hésitent pas à mettre en jeu leur intégrité physique dans l’exercice de leurs fonctions ou comme bénévole.

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Coraly Pernet, 32 ans, sauveteuse en montagne: «Je ne me sens pas l’âme d’une héroïne, j’apporte juste ma pierre à l’édifice.»

Voilà plus de dix ans que Coraly Pernet a rejoint le Secours alpin suisse (SAS), à la station des Diablerets, où elle a grandi. «Je suppose que le goût d’aider mon prochain me vient de ma maman, elle est infirmière. Je l’ai toujours vue donner spontanément un coup de main partout où elle pouvait. A la montagne, ces gestes de solidarité sont fréquents.»
A 16 ans déjà, l’Ormonanche approche le SAS pour proposer ses services. «On m’a dit que j’étais trop jeune! J’ai dû attendre finalement d’être majeure. J’aurais pu aussi devenir pompier, mais cela m’attirait moins. Une histoire d’environnement. Je pratique aussi l’alpinisme dans mes loisirs.»
Comme tous les sauveteurs du SAS, Coraly Pernet travaille comme bénévole. Elle exerce donc à côté le métier d’ostéopathe à Lausanne et à Vevey. «Du coup, je ne peux pas me libérer facilement pour les interventions, je ne suis pas toujours disponible dans la demi-heure. J’arrive donc en renfort. Récemment, nous sommes partis à la recherche d’un champignonneur qui avait été signalé disparu. Nous l’avons finalement retrouvé sans trop de peine, il s’était simplement égaré. Mais il faut constamment être prêts pour l’imprévu: dans ce cas précis, nous étions partis à 20 h et nous ne savions pas quand nous allions revenir. Et nous travaillons parfois dans des conditions météorologiques difficiles.»
La trentenaire n’a pourtant jamais eu l’impression de courir un risque particulier. «Nos principales activités consistent à rechercher des personnes disparues ou coincées en montagne. Nous évoluons donc parfois en terrain accidenté. Il nous arrive de traverser des torrents et de nous retrouver sur les lieux d’une avalanche.

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Bergretter Nr. 36

Jahresbericht 2016