SARO Aktuell

Fausse évacuation d’un vrai télésiège à Villars

Trbune de Genève, 03.10.2018 par David Genillard
 
Alpes vaudoises – Les secouristes de la région ont entraîné leur collaboration mercredi.
 
Suspendus sous le câble du télésiège de la Rasse, les sauveteurs évacuent les occupants de la remontée mécanique. Mercredi, les stations du Secours alpin suisse (SAS) de Villars, des Diablerets et de Leysin ont entraîné leur collaboration. «Pour obtenir l’autorisation d’exploiter une installation par l’Office fédéral des transports (OFT), les sociétés de remontées mécaniques doivent élaborer un dispositif d’évacuation. Et l’exercer au moins une fois par an», explique Christian Reber, président du SAS romand.

Ce type d’intervention reste rare en Suisse. «Quelques cas par année, indique Claude Monney, chargé de la surveillance des installations à câble à l’OFT. Mais ça ne s’improvise pas. Il est nécessaire de l’entraîner.» La nuit passée par 33 skieurs dans un téléphérique du Mont-Blanc en 2016 a marqué les esprits: «On s’est beaucoup interrogés sur cet événement», confirme Christian Reber.

Pour éviter tel désagrément, l’OFT fixe des règles strictes: «Entre l’arrêt forcé de la remontée et le moment où le dernier passager se trouve en sécurité, il ne doit pas s’écouler plus de trois heures et demie, signale Didier Détraz, directeur adjoint de Télé Villars-Gryon-Les Diablerets. Le délai est plus court en cas de mauvais temps.» La menace principale pour les passagers étant l’hypothermie. Pour trouver des bras en suffisance, les sociétés de remontées mécaniques se sont tournées vers les SAS de la région, qui totalisent 120 sauveteurs.

Le télésiège de la Rasse peut transporter jusqu’à 240 personnes simultanément. Qu’il faut rassurer, sécuriser et descendre une à une. «Rassurer et réceptionner les personnes au sol est ce qui demande le plus de temps, observe René Pavillard, chef de la colonne de secours de Leysin. On doit le faire avec diplomatie. Au sol, il faut bien encadrer les passagers, les accompagner pour les mettre en sécurité.»

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Rapport annuel 2017

Message du Président

Entre Terre et Ciel, titre le bel ouvrage de Gaston Rébuffat, paru en 1962. Ce titre résume à lui seul le contexte de nombreuses interventions accomplies par le secours alpin, car c’est bien à la limite de ces deux éléments que les sauveteuses et sauveteurs effectuent la plupart des missions.

Notre institution tient un rôle majeur dans la chaîne des secours. Le SAS comptabilise 739 missions en 2017 dont 92 à l’actif du Secours Alpin Romand par le biais de ses 13 stations, réparties dans 6 cantons.

La formation et le perfectionnement continu des 408 sauveteurs du SARO assurent la disponibilité pour garantir le sauvetage en montagne.

On enregistre cette année une augmentation des missions SSH (spécialiste sauvetage héliporté) les 18 spécialistes que compte le SARO sont donc pleinement justifiés pour répondre aux besoins très spécifiques de ces missions difficiles. Conducteurs de chiens d’avalanche et de recherche, spécialistes médicaux, spécialistes canyoning, sauveteuses et sauveteurs en montagne, ne doivent pas pour autant être oubliés. Tous ont été sollicités et ont oeuvré avec succès dans la presque centaine de missions effectuées durant l’année 2017.

Il faut encore relever qu’il n’est plus rare que plusieurs stations interviennent en renfort de la première appelée pour une mission, ou encore qu’elles participent ensemble à des exercices de grandes envergures. Force est de constater l’excellente collaboration et la synergie qui dominent lors de ces interventions particulières avec l’engagement d’un nombre très conséquent de sauveteuses et sauveteurs.

La participation aux cours régionaux été et hiver est élevée. Les différents spécialistes des domaines, eux aussi très sollicités dans le cadre de la formation continue, répondent toujours nombreux pour participer à ces cours obligatoires et nécessaires pour la validation de leurs acquis.

Le développement des techniques et du matériel est fulgurant. Bien qu’il n’y a plus de place pour l’amateurisme, l’esprit du volontariat demeure, chacun est animé par la vocation de porter secours.

Enfin, la participation sans faille des sauveteuses et des sauveteurs aux nombreux exercices organisés par les stations de secours est à souligner avec force. Cette grande disponibilité et ces compétences constituent la colonne vertébrale très solide de notre organisation de secours.

Ce rapport annuel est aussi l’occasion pour moi de remercier les instructeurs SAS du SARO ainsi que tous les autres guides de montagne membres des stations de secours de notre association, tant pour le partage de leurs compétences que pour les connaissances mises au profit de l’enseignement du secours alpin. Que chacun trouve ici mes remerciements sincères pour l’engagement qu’il donne en faveur du secours en montagne et au profit de la population.

La disponibilité des effectifs du Secours Alpin Suisse, permet aux cantons de garantir le sauvetage en montagne sur leur territoire. Soutenir le Secours Alpin Suisse est une solution très peu coûteuse qui est offerte aux cantons par le SAS, car nous sommes restés une organisation de milice disposant de qualifications hautement professionnelles.

Le niveau de compétence mis à disposition pour le sauvetage en montagne est le résultat d’une formation longue et exigeante, avec le bénéfice de nombreuses spécialisations dispensées tout au long de l’année, dans toute la Suisse.

Pour mener à bien les missions confiées, les stations de secours doivent aussi pouvoir compter sur du matériel, lui aussi toujours plus performant, qu’il faut acquérir, compléter et renouveler. Ces impératifs nécessaires à l’action doivent être soutenus pleinement par l’Etat, à l’exemple du canton de Fribourg, premier canton Romand à avoir passé un accord de prestations avec le SAS.

Christian REBER, Président du Secours Alpin Romand

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Neue Leistungsvereinbarung zwischen Staat Freiburg und Alpiner Rettung Schweiz

Medienmitteilung vom 26.1.2018 / Staat Freiburg / Sicherheits- und Justizdirektion SJD

Seit Beginn dieses Jahres ist die Bergrettung im Kanton für drei Jahre in einer Leistungsvereinbarung zwischen dem Staat Freiburg und der Stiftung Alpine Rettung Schweiz (ARS) geregelt. Mit dieser Vereinbarung will der Staatsrat die Leistungen der vier im Kantonsgebiet tätigen Rettungskolonnen vermehrt finanziell unterstützen.

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Leistungsvereinbarung unterzeichnet

v.l.n.r: Maurice Ropraz, Präsident des Staatsrates – Fraçoise Jaquet, Präsidentin Schweizer Alpen-Club SAC – Andres Bardill, Geschäftsführer Alpine Rettung Schweiz ARS – Christian Reber, Präsident Regionalverein Secours Alpin Romand SARO

Vaud augmente son aide au Secours alpin

24heures, 14.11.2017 de Karim Di Matteo, Image Patrick Martin

Le Conseil d’État vaudois a accepté une augmentation de la subvention accordée au Secours alpin dès 2018 et prioritairement aux sept stations de sauvetage du canton. Ces 20'000 francs s’ajouteront aux 30'000 déjà alloués, soit 4 centimes par habitant, une règle commune à tous les cantons suisses, alpins ou non, depuis 1996. Christian Reber, président du Secours alpin romand (SARO), se dit «satisfait de voir qu’une fenêtre s’est ouverte». L’Ormonan des Diablerets avait fait de cette revalorisation une priorité lors de son entrée en fonctions fin 2015.


Avec ces 50'000 francs par an au total, le SARO obtient toutefois moins de la moitié du vœu exprimé: «Nous demandions un budget annuel de 112'000 francs, soit 16'000 francs par station vaudoise. Une commission parlementaire a été mise sur pied et les discussions reprennent en décembre. J’espère que Vaud suivra Fribourg, qui a accepté. La signature du Conseil d’État est prévue le 30 novembre.»

Des critères exigeants
Aujourd’hui, les 237 sauveteurs vaudois et bénévoles du SARO (chiffre 2016), mobilisés été et hiver, paient leur formation, environ 3000 francs par année durant trois ans, et leur matériel. Au vu de ses moyens limités, le SARO peine à leur venir en aide et à valoriser leur engagement, surtout dans le sauvetage hivernal avec chiens, où les forces manquent.

Actuellement, ils ne sont que sept binômes maître-chien opérationnels dans les Alpes vaudoises: quatre côté vaudois, trois côté fribourgeois. «Idéalement, il en faudrait six ou sept, mais pour chaque canton, selon Mattia Corti, responsable chiens pour le SARO. Le problème est surtout d’assurer les piquets vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Ce sont des permanences d’une semaine assurées à tour de rôle. Aujourd’hui, cela équivaut à un piquet toutes les trois-quatre semaines.»

Sur le papier, les candidats seraient en nombre suffisant, mais beaucoup ne répondent pas aux critères de base. «Il faut en premier lieu habiter dans le périmètre des Préalpes vaudoises ou fribourgeoises, explique Mattia Corti. Lors d’une alarme, un sauveteur doit être mobilisable en dix minutes maximum auprès d’un point de décollage en hélicoptère.» Cela présuppose aussi que l’employeur accepte qu’il prenne son chien et son matériel au travail. Il faut un bon niveau de ski de randonnée et être âgé de 23 à 45 ans (58 ans pour le sauvetage en surface). Les chiens doivent quant à eux avoir entre 1 et 4 ans. «Toutes les races sont admises théoriquement, mais un minimum d’agilité est requis, précise Mattia Corti. Les races les plus courantes sont le labrador, le berger belge et le border collie.»

«Le rêve d’une vie»
Dans son chalet Le Terrier, en bordure de forêt à Luan, commune de Corbeyrier, Steve Dind trépigne à l’idée de reprendre les cours de sauvetage sur neige avec Alf. Les premiers flocons sont en effet tombés sur les hauteurs d’Aigle. Avec l’aide de son berger belge de 2 ans et demi, il entend composer un team efficace pour débusquer les victimes d’avalanche. «Intégrer l’équipe de sauveteurs du Secours alpin romand, c’est le rêve d’une vie, s’enthousiasme le Robaleu, comme on appelle ici les habitants de la commune du Chablais vaudois. Alf vient d’un élevage du village et je l’ai choisi dès la naissance pour son flair.»

Steve Dind est actuellement le petit dernier dans la famille des candidats au sauvetage hivernal vaudois. Si tout va bien et qu’il valide les derniers modules de formation, il sera mobilisable au terme de cet hiver. C’est aussi pour atteindre son objectif que ce boucher de formation, ancien plongeur professionnel et convoyeur de fonds, a quitté son poste chez Philip Morris, il y a deux ans, pour devenir père au foyer et s’occuper de Léo, 9 ans, et de Zoé, 3 ans. Les deux cent cinquante heures de cours annuelles pendant trois ans, les entraînements hebdomadaires à La Lécherette avec les trois autres duos maître-chien vaudois, sans compter les exercices d’envergure organisés plusieurs fois par an demandent une disponibilité sans faille. «Comme si ça ne suffisait pas, il suit des cours avec les colonnes de secours et fait partie de la section locale des pompiers, lance Stéphanie, son épouse. C’est un passionné.»

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